Les BHA et BHT
Où se trouvent-ils ? Dans certains produits, ils sont utilisés comme conservateurs et agents parfumants.
Quel est leur rôle ? Ce sont des antioxydants synthétiques qui empêchent l’oxydation des produits.
Comment les repérer ? Sous les noms « BHA » (Butylated Hydroxyanisole) ou « BHT » (Butylated Hydroxytoluene). Attention à ne pas confondre le BHA avec l’acide salicylique, qui fait partie de la famille des bêta-hydroxy-acide, appelé fréquemment BHA. Ce n’est pas celui-ci qu’il faut traquer !
Pourquoi s’en méfier ? Le BHA est considéré comme un « cancérogène possible » et ces deux substances sont suspectées d’être des perturbateurs endocriniens***. Ils peuvent provoquer des réactions allergiques et sont toxiques pour le foie et les reins****.
Les siloxanes cycliques
Où se trouvent-ils ? Dans les shampoings, les crèmes, les déodorants, les fonds de teint… En somme, vous les trouverez dans de nombreux soins cosmétiques !
Quel est leur rôle ? Ces silicones améliorent la texture des produits, pour une application fluide et un fini non-gras.
Comment les repérer ? Dans la liste INCI, cherchez « cyclopentasiloxane », « cyclotetrasiloxane » ou encore « cyclomethicone ».
Pourquoi s’en méfier ? Les siloxanes cycliques ont montré des propriétés de perturbation endocrinienne. Ils présentent également un risque en cas d’inhalation, notamment via les produits en spray et en poudre*****.
Le phénoxyéthanol
Où se trouve-t-il ? Dans de nombreux cosmétiques que vous pourriez utiliser ! Des crèmes de jour, des crèmes de nuit, des démaquillants, des shampoings, des gels douche, et même certaines lingettes.
Quel est son rôle ? C’est un conservateur synthétique très efficace, car il empêche le développement des bactéries et des champignons. Il est souvent utilisé en guise d’alternative aux parabènes.
Comment le repérer ? Il apparaît directement sous le nom « Phenoxyethanol » dans la liste INCI.
Pourquoi s’en méfier ? Bien que moins controversé que les parabènes, le phénoxyéthanol reste néanmoins à surveiller. En effet, il est facilement absorbé par la peau et métabolisé en acide phénoxyacétique, qui peut provoquer des effets neurotoxiques ainsi qu’une toxicité pour le foie. L’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament) le considère comme un perturbateur endocrinien potentiel et recommande de ne pas l’utiliser dans les produits pour le siège des enfants de moins de 3 ans******.
Certains filtres solaires chimiques (organiques)
Où se trouvent-ils ? Dans les crèmes solaires, les fonds de teint avec SPF, certains produits capillaires (ceux avec une protection solaire), et parfois même dans les vernis à ongles pour protéger la formule de la décoloration au soleil.
Quel est leur rôle ? Les filtres solaires chimiques absorbent les rayons ultraviolets (UV) pour protéger la peau des coups de soleil et du vieillissement prématuré.
Comment les repérer ? Cherchez dans la liste INCI les noms « Benzophenone-3 » (Oxybenzone), « Octocrylène », « Homosalate » et « 4-Methylbenzylidene camphor » (4-MBC). Il s’agit des principaux filtres solaires organiques suspectés d’être des perturbateurs endocriniens.
Pourquoi s’en méfier ? Ces filtres UV sont à éviter pour plusieurs raisons. L’Oxybenzone est suspecté d’imiter les œstrogènes, tandis que l’Octocrylène aurait des effets sur la thyroïde et la reproduction. L’Homosalate est un perturbateur potentiel du système hormonal, dont la limite de concentration a déjà été abaissée en Europe suite à cette préoccupation. Enfin, le 4-Methylbenzylidene camphor est interdit dans l’Union européenne depuis le 1er mai 2025 (pour les nouveaux produits) car il serait un important perturbateur endocrinien, mais aussi parce qu'il est suspecté de polluer les milieux aquatiques. Cependant, il est encore utilisé ailleurs dans le monde.